ArchéoTaupe

Recherches

Cette rubrique présente l’ensemble des travaux en cours ou achevés qu’il s’agisse de travaux de recherches, de travaux d’auturgie (archéologie expérimentale), du montage d’une d’exposition ou de bien d’autres projets.

Samedi 10 octobre 2009, j’ai participé au colloque des Baux-de-Provence Les 100 gestes de la Préhistoire. La restitution du geste préhistorique. Il s’agissait d’un exercice difficile portant sur une critique de l’archéologie sans s’attacher à une période ou à une zone géographique, ce qui en explique le titre
L’archéologie, science ou domaine de recherche ?.

Résumé :
En dépit de son jeune âge, la recherche archéologique a connu des mutations radicales. D’une part, même si la question de son objet d’étude fait encore débat, la recherche du bel objet s’est transformée en un intérêt pour tout indice permettant au chercheur de mieux appréhender la zone anthropique investiguée. D’autre part, les outils théoriques et pratiques de l’archéologue ont connu des développements conséquents : méthodologie de terrain passant du carré à l’aire ouverte, technologies de prospections, de datations et d’analyses toujours plus sophistiquées (C14, TL, dendrochronologie, prospections géophysiques, DAO, impression d’artefacts, etc.). Seule l’expérimentation, apparue sur le tard en dépit de la révolution scientifique du XVIIème s., reste marginale. Malgré son développement en préhistoire et les outils dont le chercheur dispose aujourd’hui, la recherche archéologique continue de faire primer l’observation sur l’expérimentation. Cette marginalité serait-elle révélatrice de difficultés retardant le développement de l’approche expérimentale malgré des avantages méthodologiques et pédagogiques ? Une fois défini ce que nous entendrons par archéologie, nous présenterons quelques cas de travaux expérimentaux portant sur des périodes allant de la préhistoire à l’époque médiévale. La revue critique de ces travaux avec leurs apports et leurs limites nous permettra d’envisager ce qui peut expliquer l’absence de systématisation de cette approche.

(GIF) l’enregistrement de la communication (environ 30 mn / mp3 de 45,7 Mo)

(GIF) le Diaporama de la conférence (ppt de 4,9 Mo)

Gransard-Desmond J.-O., « L’archéologie, science ou domaine de recherche ? », in : Dumas C., Roussel B. et Texier P. J. (dir.), Langage de pierre. La restitution du geste en archéologie préhistorique, Actes du colloque européen 2009 du Musée des Baux-de-Provence, Les Baux-de-Provence, 2009, p. 75-81.

NOTES :
-  L’article est bien plus détaillé que ne l’est la communication. Le propos est donc réduit à un rappel des éléments importants et à deux exemples les illustrant. La communication étant pensée différemment de l’article, les deux modes d’expression ne s’excluent pas, mais se complètent.
-  Je tiens à remercier M. Cyril Dumas pour son implication dans la préparation du texte ainsi que Mme Chris Esnault et M. Philippe Robin d’ArkéoTopia qui ont aidé à la relecture et à la préparation de cette communication.
-  Pour commander les Actes du colloque, merci de vous rendre sur le billet Publication - Actes des Baux 2009.


Le 19 septembre 2009 à la Galerie Marassa Trois, j’ai eu le plaisir de présenter, à la suite de Marie-Jo Bonnet et dans le cadre de l’exposition Arts magiques de Béatrice Meunier et Catherine Ursin, une partie de mon travail sur l’archéologie de la relation homme-animal (voir la brève sur Sexe biologique et sexe symbolique).

Vous trouverez ci-après l’enregistrement et la documentation de la conférence Sexe biologique et sexe symbolique au 3ème millénaire av. J.-C. Le cadre le permettant, cette présentation fut l’occasion d’un échange intense avec la salle.

Résumé :
Outre le fait que l’archéologie ne soit pas seulement fouilleuse, de nombreuses découvertes se cachent encore derrière un matériel dont l’analyse est pensée acquise. C’est en reprenant l’étude archéologique de la relation homme-animal dans la Syrie de l’Âge du Bronze que la place de la femelle apparaissait bien plus importante que ce que les études antérieures ne laissaient présager. Remettant en cause l’idée d’une virilisation de la culture proche-orientale, sans pour autant attester d’une société de type matriarcal, il s’avérait indispensable de dissocier le sexe biologique (mâle/femelle), et le statut particulier de l’animal châtré ou asexué, du sexe symbolique (masculin/féminin) pour être en mesure d’appréhender une nouvelle compréhension du sens des représentations de cette époque.

(GIF) l’enregistrement de la conférence (environ 1h35 / mp3 de 53,7 Mo)

(GIF) le Diaporama de la conférence (ppt de 53,7 Mo)


Le samedi 9 décembre 2006 à 9 h (voir l’annonce sur le site de l’EPHE), je soutenais une thèse en archéologie sur le thème :

L’animal et les croyances en Syrie à l’Âge du Bronze : le cas des bovins et des félins

Réalisée sous la direction de Jean-Claude Margueron, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes-Études IVe section à Paris et directeur honoraire de la Mission de Mari (Syrie), cette recherche fait suite à un DEA portant sur Le lion dans l’art syrien du IVe au IIe millénaire av. J.-C.

La soutenance s’est déroulée en présence d’un jury composé de messieurs Jean-Claude Margueron, Dominique Beyer, Michel Pastoureau et de mesdames Brigitte Lion et Emmanuelle Vila.

Pour les personnes intéressées par le sujet ou par la façon dont une soutenance de thèse peut se dérouler, n’hésitez pas à télécharger les documents mis à disposition :

(GIF) la fiche de résumé mise à disposition de l’assistance lors de la soutenance (13 Ko)

(GIF) le Diaporama de présentation (ppt de 46,5 Mo)

(GIF) l’argumentation du diaporama présentée lors de la soutenance (mp3 de 25,8 Mo)

Deux projets d’archéologie expérimentale sont en cours, mais n’avancent pas faute d’intéressés.

-  Le premier porte sur une réflexion quant à l’utilisation de la fronde, à partir du matériel qui a été retrouvé en fouilles et qui est généralement donné comme des balles de fronde, dans la Syrie de l’âge du Bronze. Quelques jalons ont déjà été posés sur le forum Aremorica et un début de dossier est disponible dans la section "archéologie expérimentale" de cette rubrique.

-  Le second porte sur les excentriques égyptiens. Il s’agit d’étudier les figures zoomorphes taillées dans le silex en Égypte durant les périodes pré-pharaoniques afin de se rendre compte si la taille de ces ouvrages autorise à présager de l’utilisation d’outils en bronze ou non.

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Archéologie expérimentale - 18 janvier 2006

Section portant sur les travaux d'archéologie expérimentale en cours. la suite